Vie Sentie-Mentale – Vie Aven-Tu-Rie-Ère, #1/5

Collection « Ecrits Personnels »

Sorte de défi lancé un jour par une correspondante à propos de récits personnels à rédiger à son attention. Voilà une des deux suites/thématiques données en commandes livrées.

Alternance Part One

Les débuts de cette Réalité d’alternance se trouvent dès l’adolescence. Période durant laquelle je me suis révélé être un redoutable scribe, exprimant mon amitié, mes désirs, de manière épistolaire, rédigeant de longues lettres, des heures durant, notamment les dimanches soir, au domicile familial puis plus ardemment encore durant les heures d’études, à l’internat. Cent pour Cent de cette correspondance étant bien évidemment destinée à mes amies féminines…, jouant sur les différents effets de sensibilités vérifiables, évaluables dans les longues lettres et correspondances nourries reçues en retour à l’internat, les week-end et vacances scolaires suivantes. J’étais et de loin, à l’internat celui qui recevait le plus abondant courrier, systématiquement quotidien.

Différentes natures de complicités tout à la fois visibles et plus intimes étaient alors entretenues, sans pour autant de traductions sentimentales et/ou physiques concrètes et affichées comme telles…, mais le Désir toujours à Fleur de Peau… Toujours plusieurs amitiés féminines, entretenues simultanément…

Peu d’expériences hétérosexuelles pendant mon adolescence, seulement des attouchements et bécotages, toujours très fleur bleue, flirts et jeux sensuels, érotiques légers, dans la nature, les boums et nos chambres d’adolescents…

Me reviennent ces souvenirs d’attouchements de la poitrine d’une jeune fille qui venait passer fréquemment quelques week-ends au village, où j’avais bien senti là, le délicieux moelleux d’une poitrine féminine…, tout comme je savourais la souplesse des bassins féminins et des hanches, au cours de nos longues journée de boums…, slows et apprentissages du tango et de la valse en autodidactes…, mais avec des filles de bonnes familles, bien bourgeoises…, toutes grandes techniciennes de la Danse de Salon, les boums étaient plus délurées voire totalement débridées, Sauvages, presque du fait de ces nouvelles musiques émergentes rapportées de Londres et d’ailleurs jusque dans nos campagnes profondes…

Les premiers baisers, aussi avec une « Lolita », cela ne s’invente pas ! La région étant peuplée de jeunes familles descendantes des réfugiés récents de l’Espagne franquiste toute proche: la Retirada.

L’événement principal liée à cette activité épistolaire abondante a été la suite donnée à cette correspondance, avec une de ces jeunes filles, M…….. Une délicieuse jeune fille rousse, à la peau très blanche parsemée de tâches de rousseurs plus ou moins apparentes selon les saisons, M……à la longue chevelure brillante ondulée, chevelure rayonnante et rousse. M…… était la Sœur d’A…, un copain de vacances du village, ils venaient tous deux lors de longs week-ends et vacances scolaires chez leur Grands-parents polonais retraités de la mine et résidents d’une petite cité minière, au bord du cours d’eau qui longe le village, la rivière le long de laquelle j’habitais également à l’écart du village et où nous jouions si souvent, la journée, les soirs, la nuit…

M…… venait moins souvent que son frère, et beaucoup plus souvent au fur et à mesure que notre correspondance s’enrichissait. Elle n’aimait pas trop le village, préférant la vie urbaine de Toulouse d’où ils étaient résidents. Son frère était un inconditionnel de nos jeux sauvages et ruraux (chasse, baignade, feux, pêche, explorations, etc.). Je réalisais donc rapidement la naissance d’un sentiment réciproque qui nous mettait progressivement à l’écart des autres, faisant naître des situations de jalousies chez mes nombreuses amies du village et comme chez tous ces autres jeunes qui venaient de la ville passer les week-ends au village, généralement chez leurs grands-parents. Nous passions donc de longues heures au bord de l’eau, dans la campagne, dans l’herbe, au coin du feu en pleine nature, tous les deux, rentrant tard dans la nuit après avoir conversé de longues heures, commençant à nous enlacer, à nous embrasser, à nous toucher…, avec une innocence des plus angélique, des plus romantique et sensuelle.

Leurs parents avaient souhaité me connaitre, et m’appréciant particulièrement ils ont commencé à organiser des week-ends chez eux à Toulouse pour accompagner le renforcement de cette Belle amitié naissante entre A…., M…… et moi-même. J’étais un enfant et adolescent très apprécié par les parents, généralement, du fait de mon éducation familiale et de ma culture personnelle.

Chez eux, ma chambre était celle d’A…, mais systématiquement, dès les parents endormis, je me glissais dans la Chambre de M…… où nous nous retrouvions, des nuits entières à nous effleurer, des doigts, de nos bouches, de nos corps, parlant beaucoup, nous aimant adorablement…..fougueusement, mais toujours sans relation sexuelle profonde, ni bien réelle……flirts sous les draps, dans nos Parfums et de Folles ivresses de Volupté… dans un incroyable romantisme flamboyant et lumineux.

J’étais dévoré de jalousie et perturbé par la maladie qui rongeait ma maman, par mon exclusion du système scolaire, bien que rattrapé par une scolarité en collège technique pour préparer un CAP d’électromécanique. L’internat me permettait de cultiver ce romantisme ardent, en compagnie de copains de pensionnat avec qui je partageais beaucoup, poursuivant l’enrichissement de cette vie sentimentale profonde…, et rédigeant toujours d’interminables lettres à ces amies de correspondances. Parmi elles, une Roumaine, à qui j’envoyais des revues de musique et d’Art, qui me revenaient systématiquement bloquées et rejetées par la police secrète de Ceaucescu-La Securitate. Correspondance très classique avec cette jolie jeune fille…, qui voulait tout connaitre de la vie à l’Ouest du bloc soviétique.

Je cultivais principalement 4 ou 5 amitiés de la sorte, toutes avec un fond amoureux ! J’étais le seul garçon à m’intéresser ainsi et autant à Elles, elles en étaient toutes très flattées.

M…… m’a quitté alors que je travaillais dans des Chantiers de constructions navales loin de la région depuis quelques mois à peine. Elle avait été séduite par un homme beaucoup plus âgé qu’Elle. J’étais depuis longtemps déjà tourmenté par une jalousie insupportable, et la culpabilité m’a définitivement emportée dans les affres de la déception amoureuse. Je ne m’en suis jamais complètement remis… Mais j’étais dans le même temps amoureux de beaucoup d’autres filles…

Mon accident est survenu, comme une rupture dans ma vie sentimentale et amoureuse. Après ma convalescence, j’ai retrouvé mes ami-e-s, avec une nouvelle approche, beaucoup plus détaché, je revenais de de très très loin (au sens géographique et physiquement, mentalement, ayant retrouvé la vue, récupéré physiquement, etc.)

Par le biais d’une amie connue au centre de rééducation, je fréquentais beaucoup de nouvelles personnes, cette amie ayant longuement résidé en Région parisienne, de retour au pays et disposant d’une maison retirée où la fête était permanente (alcool, drogues, sexe, etc.). Beaucoup de gens très branchés passaient et résidaient là, et je commençais à préférer ces fréquentations que les fréquentations ordinaires du village, beaucoup trop étriquées. Je m’éloignais aussi, de ces amies avec lesquelles les Relations s’étaient distendues depuis mon départ du village. Des rivages maritimes et portuaires lointains,, ma nouvelle vie avait fait que les correspondances s’étaient amenuisées, presque éteintes… « Loin des Yeux, Loin du Cœur » !

Chez cette amie, chez qui je dormais souvent, c’était là aussi d’interminables nuits et jours à parler, à échanger, de nouvelles relations naissaient, plus variées…, plus ouvertes, intellectuelles, philosophiques, ésotériques, différentes.

 Un soir où mon amie allait se coucher, elle m’avait « attiré » dans son lit, mon état faisant que je ne m’étais à peu près rendu compte de rien, sinon que dans les minutes qui ont suivi notre arrivée dans la chambre, une jeune femme est venue dans lit, en s’immisçant entre nous jusqu’au point où nos mains et nos doigts se sont mêlés. J’avais remarqué cette jeune femme qui était arrivée seule dans la soirée avec sa moto, mais sans y prêter vraiment attention, et pour cause : elle était allée se coucher très vite, sans se manifester vraiment… Et voilà qu’elle passait ses mains et sa bouche partout sur moi, soudain bien réveillée…

La nuit suivante j’étais dans son lit à elle, au même endroit mais toujours sans vraie ardeur ni motivation très sexuelle, toujours dans cet état d’esprit de découverte de l’émotion et de la Volupté, du romantisme.

Dans les jours qui ont suivi, là, nous étions chez elle, S……., dans sa chambre de jeune fille, où elle passait très rarement, vivant beaucoup ailleurs et partout en motarde invétérée à la réputation quelque peu masculine malgré sa belle chevelure et sa féminité bien soulignée!

Là, elle a guidé mes mains sur son Corps de manière très fébrile et active, profitant pleinement avec une féminité très affirmée, cherchant et trouvant son Plaisir dans ma Gourmandise sans limites de son corps, brulant et dévorant de désir, un corps comme habité par une sorte de démon sauvage et fou de sensualité débordante. Profitant de cela, elle a joui de moi toute l’après-midi, jouant de son ventre avec mes doigts comme jamais je n’aurai jamais pensé cela possible, offrant ses seins dans son chemisier, à jouer avec ce corsage, tantôt ouvert tantôt fermé, abusant de mes mains, de mes doigts, de mon visage, de ma bouche. C’était ma vraie première fois! Bouleversant!

J’ai découvert bien plus tard, qu’elle était bisexuelle et tenait cette sensualité et cette maturité sexuelle de ses découvertes précoces avec d’autres jeunes filles et jeunes femmes et des garçons, bien sûr.

Notre Relation s’est rapidement enrichie de sentiments amoureux et nous avons été séparés par mon départ à Paris. Je revenais souvent, en auto-stop et/ou en train (ref. les fraudes).et son appétit sexuel et sentimental quotidien ne pouvait se satisfaire de mes longues absences, deux semaines maximum pourtant… Aussi, je voyais régulièrement des hommes chez elle, beaucoup de mes amis, sans savoir encore combien et comment elle savait choisir ainsi ses amants pour le meilleur de son plaisir…

S……. ne se lassait jamais de ses bains dans des eaux parfumées et mousseuses où nous nous retrouvions souvent, les corps réunis, dans des jeux de doigts, d’objets et de bouches…. Un samedi matin, je suis arrivé par le premier train de nuit, et comme j’avais les clés de la jolie maison étant comme chez moi dans sa maison, je suis entré silencieusement pour me glisser dans la chambre, puis dans le lit, pour me glisser en fait contre le corps chaud et nu de mon meilleur ami que j’ai découvert contre S……., Le corps de S……. s’est alors mêlé aux Nôtres…, S……. se satisfaisant longuement de ces multiples caresses d’une infinie tendresse, Cet ami du village étant ce garçon qui m’avait récemment fait part de son homosexualité et de ses désirs à mon égard. Nous avons alors longuement fait l’Amour à S……. avec R……, tout le week-end. La Qualité de Notre Bonheur  n’a eu pour moi d’équivalent qu’un profond tourment durant le trajet de retour sur Paris quelques jours plus tard…

 

Pour cette publication ici, je propose et diffuse la suite donnée à une sorte de défi lancé un jour par une correspondante à propos de récits personnels à rédiger à son attention. Voilà  un premier chapitre d’une des deux suites/thématiques données en commandes livrées. La première commande consistait alors en une description de ce qu’avait été ma vie aventurière personnelle au regard de ma vie sentimentale. C’est ce que je commence là à publier donc avec ce premier épisode. La deuxième commande était relative aux hommes de ma vie, leur impact sur ma personnalité…. Cela fera l’objet d’une deuxième publication.

Il s’git donc d’écrits autobiographiques.

Bien à vous toutes et tous,

Henri

A propos etoile31

Exister, Être, Vivre, Devenir, Prop-Oser, Réaliser, Enrichir, Aimer, Désirer, Échanger, Correspondre, Dialoguer, Choix, Libertés
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