CHRONIQUE D’UNE FORMALITÉ ORDINAIRE

Mise en examen pour « association de malfaiteurs » depuis 18 mois, l’institutrice de Gentioux (17) s’exprime.

paru dans lundimatin#361, le 28 novembre 2022

Le mardi 15 juin 2021 à l’aube, un cortège de gardes mobiles, de gendarmes et d’encagoulés de la milice antiterroriste de l’ouest-parisien ont investi un petit hameau de la commune de Gentioux, en Creuse, sur le plateau de Millevaches [1]

[1] Voir notre article : Des épiciers de Tarnac à…. Cette petite bourgade de 350 âmes jusqu’ici surtout connue pour son monument aux morts anti-militariste, s’est réveillée brutalement avec l’annonce de l’arrestation musclée de l’institutrice de l’école communale, à trois semaines à peine de son départ à la retraite. L’ex-institutrice la plus tristement célèbre du centre de la France a choisi de nous partager son récit de ces derniers mois, ainsi qu’une partie de son interview chez Radio Vassivière.

RAPPEL DES FAITS

Le 15 juin 2021, dans plusieurs endroits du Limousin, la police antiterroriste interpelait une dizaine de personnes en Creuse et dans la Haute-Vienne. Douze personnes étaient perquisitionnées, six placées en garde à vue dont certaines pendant 4 jours, trois seront mises en examen sous contrôle judiciaire. Les faits instruits dans l’enquête menant à ces arrestations sont, d’une part, des incendies qui ont eu lieu début 2020 à Limoges sur des véhicules Enedis avec des revendications taguées contre le déploiement des compteurs Linky et, d’autre part, début 2021, près de Limoges, l’incendie du relais des Cars sur des émetteurs de télévision et de téléphonie. Les accusations vont de « destructions en bande organisée » à « participation à un groupement formé ou une entente établie en vue de la préparation (…) d’un ou plusieurs crimes ou délits punis de 10 ans d’emprisonnement » soit la fumeuse « association de malfaiteurs ».

Danièle : Tu es à la retraite depuis un an. Tu as été toute ta carrière institutrice, impliquée syndicalement et dans la vie locale. Ta sensibilité pour le vivant t’a amenée à t’intéresser à des problématiques rangées sous l’étiquette de l’écologie. Tu chantes dans des chorales qui donnent de la voix à ces problématiques. Il y a quinze mois, le 15 juin 2021, tu as été violemment interpellée chez toi avant d’être mise en examen sous le chef d’inculpation d’association de malfaiteurs. Est-ce que tu peux nous décrire les conditions de ton arrestation ?

Marie-Claire : Le 15 juin 2021 à 6h15 du matin, je dormais encore. Je m’apprêtais à me réveiller et à aller à l’école pour une dernière ligne droite avant ma retraite, puisque c’était trois semaines avant les vacances scolaires et la fin de ma carrière. J’ai entendu des cris dehors. Je me suis levée et ai regardé par la fenêtre. J’ai vu un spectacle ahurissant. Le hameau était rempli de gens en uniformes, surarmés, avec des cagoules. Un mauvais cauchemar en somme. Mais ce n’était pas un cauchemar ; c’était bien chez moi, enfin dans mon hameau, que ça se passait. J’ai eu très peur. J’ai compris que c’était chez mon voisin que ça hurlait. Je suis descendue, paniquée, en imaginant le pire. Je suis sortie et dans le même temps des policiers sont arrivés à ma porte. J’ai demandé : « Qu’est-ce qu’il se passe, enfin ? ». On m’a attrapée, rentrée dans la maison, mis les menottes, assise sur mon canapé et je me suis dit : « Ouf ! Ce n’est pas mon voisin. Il n’y a pas eu de malheur en fait ! ». Je crois que la redescente a été salutaire pour moi. Je ne suis pas retournée en panique et mon cerveau s’est déconnecté en fait. Cette situation était tellement surréaliste Mon voisin avait été, par erreur, braqué au petit matin, sommé de se jeter à terre avec les mains sur la tête. Il s’apprêtait à partir pour une dure journée de tondeur de moutons. Comme il l’a expliqué par la suite, une part de lui est morte ce matin-là où les policiers, si sûrs d’eux, l’ont traumatisé à vie en croyant pénétrer chez moi. De mon côté, je ne comprenais pas du tout ce qu’ils faisaient chez moi, pourquoi il y avait autant de monde, pourquoi ils m’avaient mis les menottes. On m’a lu un chef d’inculpation avec toutes les accusations. Je ne comprenais absolument rien de ce qui se passait. Ce qui m’importait sur le coup c’était de demander : « Vous faites quoi ? Pourquoi vous êtes chez moi ? » et on me répondait « Ouh ! lala ! Mais madame si on est là ce n’est pas pour rien ! On sait tout, vous êtes au courant forcément. » Je ne comprenais rien à rien. J’ai demandé :  « Mais vous faites quoi là ? 
— On va perquisitionner et vous emmener ».  Alors j’ai dit : « Non, non, là, il faut que j’aille à l’école ! » ce qui a déclenché des éclats de rire dans les uniformes et ils ont continué : « Vous savez, ce qu’il vous arrive c’est grave, l’école n’est pas la priorité.
—  Oui mais moi je suis directrice d’école et on m’attend ». Devant mon insistance, ils ont appelé l’inspection de l’éducation nationale pour prévenir. J’étais obnubilée par cette histoire qu’il fallait que je prévienne, que je ne pouvais pas quitter l’école comme ça. C’était un mardi matin en pleine semaine. Donc il y a eu la perquisition de la maison qui a duré des heures et des heures. Il fallait que je suive. Ils me posaient des questions, je ne répondais pas forcément. Il fallait que je suive parce que je devais être présente et témoin de ce qu’ils fouillaient, prenaient pour mettre dans les scellés. Tout un protocole complètement dingue qu’on voit dans les films ou qu’on lit dans les livres. C’est à ce moment-là, en observant, que j’ai réalisé qu’il y avait la SDAT (sous direction de l’antiterrorisme), le PSIG d’Aubusson, la police judiciaire. J’ai appris plus tard qu’il y avait des gendarmes qui barraient les routes d’accès au hameau. Cette opération avait commencé très tôt dans la nuit. Après on m’a emmenée à Limoges, menottée dans le dos pour un voyage de 1h30 avec déviations et erreurs d’itinéraire grâce à l’abus de confiance en un GPS de la part de personnes ne connaissant pas le territoire. Il y avait beaucoup de gens rassemblés dans le hameau et qui étaient apparemment très choqués de ce qu’il m’arrivait. Et ça m’a fait du bien de les voir. Je me suis dit okay ils m’emmènent à Limoges, très bien, on va suivre, ça va se régler, qu’est-ce que c’est que cette plaisanterie. Mais pas du tout puisqu’à Limoges je suis restée quatre jours en garde à vue, sous l’ancien régime de l’antiterrorisme qui est maintenant passé dans le droit commun. Et on m’a interrogée longuement. J’ai été accompagnée par un avocat qui m’a beaucoup soutenue et qui m’a demandé de garder le silence. Je ne comprenais rien de ce qu’on me disait et je ne connaissais rien de ce dossier. C’est un droit de garder le silence en garde à vue et je le conseille vivement à tout le monde parce qu’on est dans un état psychologique de choc, on ne sait pas de quoi on nous parle et parce que l’avocat ne connaît pas le dossier lui non plus. Il n’y a que les policiers, en face, qui connaissent le dossier, qui essaient de piéger les gens jusqu’à ce qu’ils s’accusent eux-mêmes. C‘est vraiment un travail de psychologie sur les gens et on n’est pas à armes égales avec eux. On est en état de choc, on n’est pas formé ni pour manipuler les gens ni pour résister à ces stratégies de manipulation. A la sortie de ma garde à vue, la juge, après avoir entendu un résumé de l’affaire par la police, m’a mise en examen sous contrôle judiciaire pour association de malfaiteurs. C’est-à-dire qu’on a des amis qui sont peut-être impliqués dans des actions, des délits, qui se retrouvent au centre d’une enquête et on peut être accusé d’association de malfaiteurs. Ce mot fait très très peur mais ça peut arriver à tout le monde. C’est, pour reprendre un terme que l’on a beaucoup entendu dans un autre contexte, ce que j’appelle « cas contact d’un cas suspect » !

Danièle : A l’occasion de cette affaire tu as découvert que tu as fait l’objet, pendant plusieurs mois avant l’arrestation, d’une surveillance policière particulière.

Marie-Claire : Dans les interrogatoires, pendant les 4 jours de garde à vue, on commence à comprendre pourquoi on est là, quelle est la logique du récit policier qui fait qu’on est venu m’arrêter. Même si ça paraît délirant, il faut essayer de comprendre leur logique à eux, ce qu’ils se sont racontés pour aller me chercher, moi. Et effectivement, on s’aperçoit qu’on a été surveillé. Et puis après, en ayant accès au dossier – puisqu’en tant que mis en examen on a accès au dossier de l’instruction – il y a une autre violence : on a été suivi, écouté, les courriers éventuellement lus, les domiciles des amis chez qui on était sur écoute, les voitures, les téléphones. Je me suis aperçue que des policiers de la SDAT étaient envoyés à Limoges pour suivre les manifestations. La SDAT – sous direction de l’antiterrorisme – on voit tout de suite des trucs horribles, les attentats, des massacres. Mais il faut savoir qu’il y a un tiers des effectifs qui est dédié à la surveillance des militants notamment ceux qu’ils disent d’ultragauche et/ou écologistes. Alors les agents de la SDAT suivent des gens en manifestation pour voir leur attitude, leurs liens avec d’autres. Ils font du renseignement. Il s’agit de manifestations autorisées, où je suis allée, pour la défense des retraites, du service public, du climat, où en général je chante. D’ailleurs la récolte était maigre : on n’a rien su me reprocher durant ces manifestations.

Danièle : Après la garde à vue, tu as pu retourner chez toi, placée sous contrôle judiciaire. De quelles contraintes il s’est agi jusqu’à maintenant ? Tu as fait plusieurs fois appel pour obtenir la levée de ce contrôle. Peux-tu nous dire ce que ça implique de vivre avec ça ?

Marie-Claire : Quand je suis sortie de garde à vue, j’ai été placée sous un contrôle judiciaire sévère : je ne pouvais pas sortir du département de la Creuse, or j’habite à la frontière de trois départements – Creuse, Corrèze, Haute-Vienne et quand on habite sur le plateau de Millevaches, la vie sociale, économique, relationnelle, etc. se déroule sur les trois départements. D’ailleurs ma fille et mon petit-fils habitent à 10 km… en Corrèze. Donc je ne pouvais pas aller voir ma fille ni mon petit fils ; je ne pouvais pas aller au marché à Eymoutiers (tout le plateau y va au marché), au cinéma Art et essai, à la piscine sans chlore de Saint-Léonard-de-Noblat, bref, c’était assez cauchemardesque. J’avais une vision très traumatisante du territoire avec la Creuse et moi tout au bout, tout près du barbelé qui entourait ce département. Je n’avais pas le droit de participer à des manifestations sur la voie publique, je n’avais pas le droit de voire cinq personnes dont deux inculpé.e.s et trois qui ne le sont pas, qui avaient le droit d’aller où ils voulaient mais je ne pouvais pas avoir de contact avec ces gens qui ne sont d’ailleurs pas dans mon cercle d’amis. Je devais également pointer tous les quinze jours à la gendarmerie de Gentioux. Je crois que je n’ai rien oublié. Ça a duré six mois. On a fait plusieurs demandes avec mes avocats pour lever ce contrôle judiciaire, ça a été refusé à chaque fois. En faisant appel on a obtenu quelques miettes au fur et à mesure. Les quelques miettes c’était : d’accord vous pouvez aller partout mais pas en Haute-Vienne. Là, l’image de mon territoire s’est transformée en un vaste espace avec un trou à la place de la Haute-Vienne. Je pouvais quand même participer à un concert de chorale, la juge ayant précisé que manifestation publique ne voulait pas dire un concert de chorale dans la rue ou une place publique ce qui me permettait de continuer à chanter et à pratiquer une activité culturelle que j’adore. Le reste n’avait pas bougé. Puis dernièrement, ça c’est un peu allégé de nouveau : je peux aller partout, en France ; avant je pouvais aller à l’étranger et j’avais uniquement la Haute-Vienne d’interdite, maintenant je n’ai plus l’autorisation pour l’étranger ! Ce sont des écritures. Ils ne se rendent pas compte qu’en nous donnant quelque chose ils nous en enlèvent ; ça c’est… la justice ! Et je dois pointer seulement une fois par mois à Gentioux, ce qui tombe bien parce qu’il n’y a pas souvent de fonctionnaires à la gendarmerie de Gentioux et c’est assez difficile pour pouvoir signer le contrôle judiciaire. Apparemment la brigade de Gentioux-Pigerolles est « mutualisée » avec Felletin et Royère-de-Vassivière et, comme partout dans le service public, il y a un manque d’effectifs. Donc, théoriquement, il y une permanence de 14 à 18 heures le mardi mais, souvent, ils sont en opération à l’extérieur, etc. Donc quand j’allais pointer, souvent il n’y avait personne, je devais sonner, être en communication avec Felletin qui me disait « Ah ! C’est pas possible, il faut appeler ». Donc il faut prendre rendez-vous avec les gendarmes pour signer son contrôle judiciaire !

Gérard : Précisons que nous sommes dans un département rural, que Felletin est à 25 km de Gentioux et qu’ils ont du mal à mettre en place un contrôle judiciaire avec pointage en gendarmerie. Donc situation kafkaïenne…

Marie-Claire : Souvent, ils sont agacés eux aussi par ça parce qu’ils doivent faire des allers retours juste pour me faire signer, ils doivent trouver des gendarmes qui sont en opération ailleurs, je dois revenir le lendemain. Il m’est arrivé de mettre trois jours avant d’avoir un rendez-vous pour pouvoir signer. Un contrôle judiciaire, théoriquement, sert pour les besoins de l’enquête. Donc c’est pour éviter la réitération des faits – avec l’association de malfaiteurs je ne voix pas ce que ça peut être… il ne faut plus que j’ai d’amis ! Le contrôle judiciaire est aussi mis en place pour éviter une communication entre les inculpés, la préparation d’un récit commun ou la destruction de preuves. Ce sont des interdictions et des obligations qui sont plus ou moins contraignantes pour les personnes. Il faut savoir que le contrôle judiciaire est appliqué à des gens qui n’ont pas forcément une implication énorme dans certains dossiers. On pourrait croire qu’un contrôle judiciaire c’est parce qu’on a des preuves, des éléments vraiment importants pour mettre en examen les gens. En fait non ! Il y a eu un glissement de la Justice depuis quelques années. Dans la logique de « justice », pour être mis en examen, sous contrôle judiciaire, il faudrait que les enquêteurs aient des éléments probants. Maintenant il suffit de faisceaux d’indices concordants, des soupçons de corrélations. C’est très flou.

Gérard : « des raisons plausibles de supposer que… »

Marie-Claire : Exactement ! Le conditionnel est vraiment surexploité. On met en examen, sous contrôle judiciaire voire en détention provisoire des personnes que les renseignements génér« eux » désignent comme potentiellement « activistes », sans preuves et en foulant aux pieds joyeusement la présomption d’innocence. Quand on croit encore à la Justice, à son fonctionnement, on se dit que les gens placés en détention provisoire ont forcément été pris en flagrant délit ou qu’il y a des preuves. Mais non, pas du tout. Les contrôles judiciaires, c’est pareil, il n’y a pas forcément de preuves. La garde à vue et les arrestations spectaculaires servent éventuellement à recueillir des aveux, faire pression sur les gens, les faire craquer. Une perquisition sert à chercher des preuves, à faire du renseignement, à faire des liens entre les gens, les militants, etc. C’est un peu gratuit, le contrôle judiciaire, en France. Sauf que c’est une atteinte à la liberté des gens, c’est une souffrance psychologique, sans compter les arrestations qui sont d’une violence inouïe.

Danièle : On peut dire aussi que c’est une forme de punition avant un jugement qui n’interviendra peut-être que dans plusieurs années.

Marie-Claire : Oui, c’est l’idée. C’est le sentiment qu’on a face à ces mesures arbitraires, injustes. On se dit okay ils nous détestent. Ils nous détestent mais pourquoi ? On essaie de s’opposer à une logique mortifère de ce monde, on essaie de dénoncer des abus sur le vivant, sur les gens, le social, etc. On n’est pas de leur bord. C’est une sorte de punition sans jugement, d’avertissement et de menace sur le seul critère de nos opinions politiques qu’on n’avait pas cru utile de taire ! Les journaux s’en donnent à cœur joie avec des titres terrifiants et des descriptions de personnes qui sont tout aussi claires que s’ils donnaient leurs noms et prénoms. Encore une violence, médiatique celle-là, tentant de démolir la réputation de personnes pour vendre des journaux en flattant du côté du manche. Après mon arrestation, le directeur académique, m’a suspendue de mes fonctions de directrice d’école et d’enseignante, à titre conservatoire, pour me protéger et protéger le service a-t-il précisé. Sauf qu’il n’a fait que bafouer la présomption d’innocence à laquelle j’avais droit et m’a volé ma fin de carrière contre mon avis, celui des élus de Gentioux-Pigerolles et des parents d’élèves qui avaient communiqué à monsieur le directeur académique leur souhait de me voir terminer l’année scolaire dans l’école communale. C’est une telle violence, sur la violence déjà subie, que je n’ai pas de mots pour décrire mes sentiments d’alors. Une longue période de dépression nerveuse et d’abattement a suivi cette décision cruelle et inhumaine.

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6 commentaires pour CHRONIQUE D’UNE FORMALITÉ ORDINAIRE

  1. Filimages dit :

    Finalement, mamie a-t-elle vraiment incendié des véhicules Enedis et des émetteurs de télévision et de téléphonie ? Parce que c’est bien beau de se plaindre, mais il faut aussi assumer ses actes. 😛
    La dernière fois que je suis passé dans la creuse, j’ai retrouvé mon pneu crevé. Je me demande si c’est pas elle… 🙄 Si c’est le cas, je trouve que la justice est bien indulgente face à l’extrême gravité des faits. Un pneu à 120€ quand même…
    J’ai presque envie de me faire justice moi-même. Par exemple, lui couper l’électricité, la télévision et le téléphone. Oui, je sais, c’est un peu excessif, surtout quand on habite dans la Creuse. Mais bon, faut bien faire un exemple pour dissuader les terroristes…

    Aimé par 1 personne

    • etoile31 dit :

      Tu as raison, alors qu’il suffirait de demander à Poutine de faire une erreur de tir… ou bien d »enfouir tous « ces gens-là », avec des déchets ultimes, vu que la Creuse ne sert strictement à rien…
      Si cette affaire est à vomir, c’est bien parceque comme dans l’affaire dite de « Tarnac » (Corrèze-un autre département inutile) à part un immense délire et ministériel et policier, on ne trouve rien d’autre…. https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/justice-proces/affaire-tarnac/affaire-tarnac-relaxe-generale_2702542.html
      Du même niveau que l’affaire « Outreau » avec un juge et des flics lourdement sanctionné avec des peines allant jusqu’à la mutation dans le département voisin !!! Et avec une promotion…., pour bons et loyaux services rendus à la démocratie en péril. https://www.francetvinfo.fr/societe/justice/affaire-outreau/
      Juste parceque politiques, médias, justice, police et corps intermédiaires nourrissent peurs et culpabilisation à grande échelle….et à tous bouts de champ…
      L’exemple de la Mamie comme tu dis, en dit long sur la société lorsque l’on comprend que sa principale culpabilité est d’être différente et non conforme/patriarcat/assignation sexiste, et en plus homosexuelle…

      J’aime

      • Filimages dit :

        Quoi ??? Elle est homosexuelle, en plus ? Oh, my Gode !
        Si ça se trouve, elle fait partie du cercle d’amis de Caroline Cayeux…

        Aimé par 1 personne

        • etoile31 dit :

          Ha mais tu n’as donc pas lu l’article, je comprends mieux que tu sois passé complètement à côté des faits relatés et du sens de cet article, et de la violence exercée sur une personne ordinaire…, ce qui peut arriver à tout le monde et je ne le souhaite à personne, sinon que cela devient monnaie courante…., « ordinaire »,
          Ce genre de chose, d’informations, de faits réels ne fait pas trop les contenus des informations radiophoniques, télévisuelles(sic) et encore moins de la presse écrite de masse…
          Mais une fois que l’on a vécu ce genre d’événement et sa violence sournoisec et insidieuse, on voit le monde et la vie en société radicalement différemment et avec lucidité et clairvoyance surtout…

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  2. gemssa dit :

    Ton reportage est tout simplement bouleversant, affolant.
    Oui, c’est fou, de voir, encore à notre époque,
    comment on traite les gens comme du bétails.

    Aimé par 1 personne

    • etoile31 dit :

      Sinon que en plus de nos considérer comme du bétail en tant que bétail décérébré, ils se permettent de détruire nos vies selon que l’on n’est pas conformes et que l’on s’exprime, ou que l’on a une vie intime qui met en cause le modèle dominant notamment le patriarcat.
      Et j’en passe sur la violence exercée, tant physique que psychique, et je peux en témoigner moi et mes enfants, mes proches, tant sur un plan physique que psychique,

      Aimé par 1 personne

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