Le Konnard au CSA, (C’est leSamedi!)

Nous avons toutes et tous entendu par de l’histoire glauque et sordide des enfants Kouchner et du désormais célèbre président du Siècle Olivier Duhamel. Le Siècle dont la devise est, cela ne s’invente pas « Tout mettre en oeuvre pour que rien ne change ». « Le Siècle » un club d’influenceurs et de lobbyistes chevronnés, club très fermé où se réunissent régulièrement les ténors des médias et les acteurs et actrices politiques en activités et en retrait. Les actions de ce club sont grassement financées par les impôts et les grandes entreprises (même origine des fonds: notre pognon). Un club donc dont les objectifs sont de perpétuer ce système bien organisé du partage de notre pognon, de notre poche jusque dans la leur, par tous les moyens. Le fondement de leurs valeurs, c’est la morale, bien évidemment Alain Finkielkraut est un ami très cher le président de ce Monstre froid chargé de faire en sorte que leurs situation perdurent de génération en génération au nom du droit Divin qu’ils s’arrogent sans partages et avec égoïsme.

Vous aurez noté que le sieur Duhamel après avoir annoncé son suicide à sa fille qui lui annoncait la sortie prochaine du bouquin, le sieur Duhamel a démissionné de toutes ses fonctions. Le Finkielkraut finaud comme pas deux (cf. Les Gilets Jaunes, Nuit Debout, etc.) visiblement en compétition avec BHL a trouvé que quand même les enfants au regard de la chose sexuelle avait des comportements ambigus! Viré de la chaine ouvertement capitalise LCI, direct! Pan dans ta gueule et surtout dans ton larfeuille, Krétin! Il y avait tout lieu de penser que par moralisme dont il prêche les valeurs à chaque respiration de son corps et par intégrisme et honnêteté intellectuelle il se casserait de France Culture où il s’adresse chaque samedi matin aux gueux que nous sommes chacune et chacun pour nous esspliker comment on doit penser propre et droit selon Finkielkraut! Bah Oui, nous sommes le peuple et les gueux! Mécébiensûr!

‘Taing! Kon! Ce matin, à 9H07, c’est cet abruti qui est en direct, Saloperie de sa race! Mon sang n’a fait qu’un tour! à 9H07’03 », je rédigeais:

1) une lettre à l’émission (c’est lui le chef et son propre producteur, céluikililekourrié),

2)une lettre à la médiatrice du Service public

3) un signalement au CSA,

copie des lettres et du signalement ci-dessous.


B​​onjour, 

Je découvre ce matin que Alain Finkielkraut est toujours à l’antenne! Comment cela est-il possible!!!!!

Mais comment pouvez-vous oser offrir une tribune publique aux frais de nos contributions fiscales à un tel personnage,  permettre à un tel individu qui a un tel mépris de la personne humaine depuis ses propos à l’encontre des manifestants contre le pouvoir politique et financier dominant jusqu’au enfants et leur innocence (consentement). 

Comment se fait-il que de telles personnalités puissent encore bénéficier de l’argent public à des seules fins d’intérêts personnel et privé en méprisant le genre humain et la vie collective à un tel point?

Et puis pitié! Pitié!  Il en suffit de nous imposer les émissions religieuses le dimanche sans en plus donner la parole à un tel type (Finkielkraut) pour nous imposer une émission religieuse de plus… En plus avec l’alibi philosophique et le prétexte de la libre pensée! Mais quelle hypocrisie.

Je signale par ailleurs au CSA cet abus. Oser prêcher la bonne parole avec la loi de Dieu et de tout ce cirque moralisateur tout en défendant publiquement des pratiques sexistes et perverses,  il faut quand même ne pas abuser aussi ostensiblement avec l’argent public, 

Merci, 

Henri

06, etc.

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La Sortie

On lit bien là toute la créativité depuis ta poésie activiste explosive, jusqu’au passage à l’acte responsable.

Tes images sont bien celles de la poésie, notamment de par cette vie fécondée par ton regard pour chaque objet décrit, tout en exemptant de ce phénomène d’insuffleur de vie, chacune de ces saloperies de gosses. Ce ramassis de vermisseaux et d’asticots produit par ce leurre éducatif aux soi-disant prétextes intégrateurs alors qu’il n’est que formateur et stérilisateur.

Effectivement je vois également très bien cette idée de l’enseignement nourrie d’une intention dont la nature est à l’image d’une de tes plus belles images, je cite:  » l’intérêt conféré par un moustique pour une porte blindée. ». La finalité est bien la constitution du blindage et son renforcement! Faut-il être aveugle et inhumain, pleinement complice pour suivre ce leurre!

J’ai beaucoup d’Amour pour ces enfants de pauvres(les nôtres) qui rejettent et refusent en lieu et place de leurs parents mollasses et gavés de produits industriels ce système éducatif putride et morbide, mortifère et abject. Ce système qui formate et détruit liberté et conscience, détruit joies et amour, méticuleusement. Un système destructeur par essence au seul profit d’une caste au nom de laquelle, telle une Police servile, des armées de hussards pétrissent les cerveaux, avec une servilité qui rejoint celle des milices pour protéger autant que honorer ce Pouvoir immonde et abject qui se trouve renforcé, davantage encore, à chaque vague de naissance de ces meutes si poétiquement exaucées là, dans ton texte.

Sales gosses! Aimons les plutôt que nous ne les éduquons, fasse qu’ils grandissent en répandant la poudre de tes explosifs si soigneusement fabriqués à la Lumière de tes Nuits,

Tous au Parking*! Yeah!
*Sauf les Kons, Merci!

Texte inspiré par : https://pasplushautquelebord340931707.wordpress.com/2020/12/25/cest-ou-la-sortie/ et les photos de Doisneau

Source image centrale (au milieu et en haut en rouge) : Élodie et « Les dessous de Karen »

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Dithyrambe d’Été

Ma-Dame,

Quel plaisir, que de vous lire et de Rece-Voir cette lettre, votre lettre, 

 Missive rédigée, oui, avec réflexion…, je le lis, je le ressens, 

 Et je reçois votre lettre ainsi, dans ce qu’elle contient, ainsi véhiculé par vos mots et emplis de ce dont vous les garnissez…

 J’aime aussi, comme là, donner immédiatement, instantanément suites, et de manière Sponta-Née, directe, sans filtre…

 Votre écriture me parle, elle s’adresse à moi, cet inconnu donc…,

 Et nous apparaissons donc, ainsi l’un à l’autre tellement mystérieusement et tellement réellement aussi, par cette conjonction, cet alignement de planètes semble-t-il, cette cueillette-moisson-récolte d’ingrédients, qui fait que !

 D’autant que vous évoquez vous-même un assemblage-mélange, un phénomène de décantation,

 Vous évoquez une sorte de débordement-invasion de ressentis, d’émotions, et cela me parle tellement,

 Il y a là, l’É-Vie-Dense d’une matière à travailler, des éléments de nos êtres à identifier,

 Il doit bien s’y trouver une clé ou bien des clés de compréhension…

 La Poésie, déjà, puisque il semble que ce soit d’un « Uni-Vers » que tout est parti !!!

 Je dirais tout de go: « à quoi bon maitriser » quand vivre ce qui est, semble être l’É-Vie Danse pour deux êtres qui se trouvent mis et être en relation et en contact de manière pour le moins « accidentelle », de par le seul fait des mots et des émois, et du corps, des pensées synchrones…

 Et à ce propos, de tous ces éléments circonstanciés, très concrets concernant le fait d’être ainsi en relation a oui, de quoi couper le souffle! C’est bien ce qui s’est produit pour moi sur une période de 60 heures quand même !

 Quant à la qualité et la nature, l’intention de votre dithyrambe des plus féminine à la suite du texte amoureux, il est évident que sans que je n’en n’ai aucunement « besoin », ce fut réellement et cela constitue encore un réel cadeau du Ciel et de l’Univers par l’intercession du Féminin le plus sacré qui soit et je pourrais vous en parler des heures et des heures…, tellement l’accumulation des points de suspensions que vous avez délibérément choisi de Dép-Oser en l’espèce est non seulement prometteuse, mais les graines en germent déjà, sachez-le! En effet, cet acte tout autant que la somme des ingrédients précités de mon fait et du votre réunis porte et nous offre à envisager une suite, des suites épistolaires pour commencer et à vivre selon ce qui émergera de tout cela !!! J’y suis prêt !

 Echanger et me découvrir, voilà que nous y sommes pour une bonne part et à propos de découvrir, que voudriez-vous donc Sa-Voir et éventuellement Co-Naître… ?

 À Très vite !

 Très sensuellement,

 Henri

 

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20 Décembre …Nuit de Diane, nuit de la Mère, nuit de Lilith, Veille de Yule…

20 Décembre …Nuit de Diane, nuit de la Mère, nuit de Lilith, Veille de Yule…

Diane a été considérée par de nombreux wiccans comme la Première Mère de la Sorcellerie. Cette nuit lui est particulièrement consacrée. Diane est souvent associée à l’action à la violence et à la pleine Lune. Mais elle est aussi la déesse de la Fertilité, de la germination, de la naissance. Elle fut assimilée des le Vème s. AEC à la déesse grecque Artémis. Farouche envers les hommes, elle jouera un rôle protecteur de la femme […..]

Il est probable que Diane qui symbolise les aspects virginaux et souverains de la plus vieille mythologie de l’ Italie pré romaine, a recoupé le culte d’une divinité celtique continentale, dont le nom ressemblait au sien et devait être proche de la forme de De Ana ou Déesse Ana Irlandaise, mère des dieux et patronne des arts. A rapprocher de la Tianat sumérienne, déesse- planète ayant engendré la Terre et la ceinture d’ astéroïdes entre Mars et Jupiter.

Cette nuit est consacrée a un festival dans les pays germaniques et scandinaves , connu sous le nom de nuit de la Mère ou Modresnach. On croyait que les rêves de cette nuit permettaient de prévoir les évènements qui se dérouleraient sur l’année à venir. C’était aussi le jour où l’on mettait en place un arbre à feuilles persistantes symbolisant l’ arbre de Vie et l’axe du monde, et que l’on décorait d’étoiles , de petits cadeaux et de bougies. C’est ce souvenir que l’on pratique encore de nos jours sous la forme du sapin de Noël. Cet arbre a été choisi car il avait la réputation de protéger des orages, d’ écarter les démons, bref de protéger de la guigne et de tous les problèmes.

(Adam vient du terme Adama, la Terre Rouge). C’est la raison qui a fait que l’on a transformé le mythe de la naissance d’ Eve, en la retirant de la « côte » d’Adam pour faire admettre l’infériorité de la femme.

[…..]

Dans l’ astrologie, elle est comparée à la lune noire, à l’ombre de l’inconscient. Lilith ( la lune noire) est le foyer vide de l’ellipse que décrit la Lune dans sa course autour de la Terre. Elle représente la présence de l’absence, l’indispensable attrait qu’exerce le manque dans nos existence, ce manque qui nous fait espérer, agir et survivre. [….]

(Texte: extrait du Calendrier Païen de Bran ap Brékilian)

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Les Mythago, L’Hiver et le Feu!

Hey !

Plus sérieusement et plus concrètement, 

Ton texte me donne En-Vie de te dire:

 

 « Allons au Bois, Ô Reine !, 

Allons à la Forêt, 

Allons « Dans » la Forêt, 

Et Allons là où se trouvent les « Levées Matricielles »,

Allons au Coeur de la Matière Terrestre, 

La « Notre »,

Végétale et Minérale, Aquatique,Éthérée,

Telle que nous l’habitons

Allons ensemble les pieds dans l’Humus et sur les Chemins de la Forêt,

 

Là où se manifestent les Énergies du Monde,

Allons là où elles se rencontrent avec celles plus Immenses encore, 

des Univers, 

et foin des Centres, 

Allons aux Talvères,

Inventons, et inventons-là ensemble cette Rencontre, 

Cette Rencontre Primordiale,

Si nous ne la trouvons point…

Et oui, vas-y ! In-Ventre !, Invente !, Engendre !, Génère !

Va ! 

 

De tes Forces et de ton Féminin, de ton Ventre, de tes Organes

et de ton Énergie de Femme qui traverse les Âges et les Temps, 

De cette Force Centrée en ton Féminin Immanent,

Là, où au Cœur de cette Forêt ,

Là où nous conduisent tes instincts et tes intuitions, 

Montre-moi, Montre-Toi et Enchante et Transforme,

 

Ré-Unis là, tout à la fois ces Forces puisées à ces Sources Anciennes

et chacune de Tes Forces Issues de ton Être de maintenant,

Fruit des actes du Présent et de tes Lignées,

Et Anime de tes Mains, 

Ré-Uni ces éléments,

Pour la Cérémonie Sacrée

De par cette Alchimie et des Ingrédients,

Que en toi tu rassembles,

Invoque la Forge, Anticipe l’Athanor,

 

Tout comme ton Ventre et tes Entrailles donnent la Vie, 

Anime de tes Mains et de tes Doigts ces éléments de Terre-Mère,

Et Allume le Feu, 

Embrase-Nous, Embrase de tes doigts, là, 

Ici et Maintenant, 

là , Par ton Intercession, par Toi,

ainsi posée de tes Pieds nus qui ont traversé l’Humus de la Forêt, là, de tes Pieds sur la Roche,

Cette Roche de la Forêt qui nous rapproche ici du Soleil, 

Et de la Lune, en chaque saison de nos vies réunies,

 

De tes Doigts et de tes Mains, de tes bras tels les tentacules de Kali

et de ton Être Réalisé en Lilith,

Par Isis, par Ishtar, par Inanna,

De ton Corps offert à la Lune et aux Soleils,

De ton Corps paré de ces linges comme des nuages 

Qui parent ton Corps, plus qu’ils ne le voilent…

et de tes Peintures Sacrées,

Apposées sur ta peau,



de ces préparatifs qui ornent ton Corps autant que ton Âme…,

Allons, Allons et Va, oui,

Allume ce Feu, Chérie, 

Donne la Vie, Enfante cette réalisation, pour ces 100 Enfants,

Les Êtres de la Forêt te regardent, nous regardent, 

Je te regarde,

Trouvons l’endroit, Oui, 

Viens, 

Allons dans la Forêt Chérie….

Et à Présent que nous y sommes, Allume le Feu, 

Enfante-le, 

 

Donne à Jaillir à ce premier éclat

Et puis tu Danseras, 

Et puis tu hurleras aussi, 

à La Lune et au Soleil, 

Dans les Lumières et les étincelles du Feu,

Par ta Femme Sauvage réalisée, »

 Henri

 


							
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Les Croisés de Chemins

Bonjour!

Enfin une réponse à un message-mail !

Et même deux ! Puisqu’entre temps, vous m’avez envoyé un deuxième message à la signature particulièrement touchante, dont la nature intrinsèque est loin d’être anodine !

Je dois vous dire mettre du temps à réponde car nos échanges et le contenu de vos remarques produisent en moi de multiples effets et ce n’est pas dans mes habitudes de réagir avec autant de décalage….

Bref Tout cela anime en moi beaucoup de mouvements ce qui est loin, très loin de me laisser indifférent…

Je ne vois pas comment je pourrais vous connaitre et il semble bien pourtant que quelque chose de connu existe entre nous….

(…)

Mais vous dire, quoi qu’il en soit que j’ai beaucoup de choses à dire de cette étrange situation… Peut-être m’éclairerez-vous pour ce qui concerne votre part…

 (…)

En cela, Chère-Fleur-Sœur-Mère-Femme, nous sommes en contact par ce que vous en ressentez intuitivement et charnellement aussi pour votre part en cette rencontre d’entités et d’êtres, incarnés ici et maintenant…, C’est en tous cas ainsi que se produit la rencontre, qu’importe l’interprétation… Et j’affirme souhaiter et il s’agit même d’un désir, incarné pour le coup, je désire et je souhaite que la rencontre s’accomplisse, puisque nous y sommes déjà, n’est-ce pas, il suffit et il convient juste de s’y laisser aller, le plus complexe étant derrière nous et réalisé, à savoir la mise en relation…

Vous évoquez l’existant et cet exponentiel qui semble vous avoir Trans-Porté…, qu’en est-il donc de cet existant qui vous conduit ainsi à cela, à ce Présent de votre Être… ?

(…)

En tous cas, je souhaite réellement vous découvrir, faire votre connaissance car une telle sensibilité et de telles coïncidences contiennent vous en conviendrez, de nombreux ingrédients à identifier et de multiples messages pour chacun de nous…, cela m’est évident,

Au plaisir et en curiosité de vous lire Enc-Or’!

Bien sensuellement,

Henri

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Dame en Joies!

[ Je suis une Fille de Joie ]

Je suis une fille de joie… Littéralement. L’Erotisme est mon Intelligence, la Sensualité mon Langage, la Joie ma seule voie de Vibrance…

Mon Corps est mon Âme. Mon Corps Jouit mon Âme. Mes Sens sont une gamme infinie, une Médecine Primordiale. Ma Peau est mon Identité Totale, la Voix de mon Essence.

C’est comme ça. C’est un fait. Un fait aussi délicieux, libérateur, alchimique qu’exigeant, solitaire et douloureux parfois.

Je suis offrande. Et c’est ainsi que je guéris ceux qui me côtoient. En étant Fille de Joie.

Et, avant d’être pervertis, ces mots sont nobles aux origines… Fille de Joie… Elles sont une offrande de Vie, de Joie, ébouriffante, éclatante, sucrée, irrésistible… et toujours Sacrée. Elles sont Sources, Fontaines, déversant sur le Monde leur Jouissance d’Être Femme Incarnée, pleines de leur Sens, de leur Corps. Elles sont un Fruit écarlate gorgé de grains de Rubis brillants qu’elle offre à l’infini au Banquet Orgasmique de la Vie.

Ce sont des Amoureuses. Qui ont fait le choix profond et intime de toujours choisir la Vie, qui qu’il se passe, et où qu’elles soient… Offrir la Vie dans toute sa fertilité, sa gourmandise, son juteux. Toujours, choisir la Vie. L’honorer, la respecter, la sublimer, la rire, la danser, l’extasier.

Je suis Fille de Joie. Partout, je porte dans mon Ventre et ma Poitrine le flambeau brandi de la Joie et du Sensuel Créateur. Partout où il fait sombre, je ramène la lumière. Celle de la Joie, celle à l’origine du Germe de la Vie. Je porte en moi le big bang orgasmique qui a créé l’Univers, et je répands son parfum à chaque ondulation de mes hanches. Car voilà l’Essence de la Fille de Joie : porter la Lumière partout, dans le Sombre, le dur, le sordide, le mort… Eclairer les espaces ternis et désabusés…

Je joue et je jouis de la Vie. C’est ma Mission. Irrévocable. Je suis un rire éclatant et susurré, une caresse qui guérit, un baiser qui donne vie, des bras qui enveloppent et un regard qui apaise.

Aujourd’hui, les Filles de Joie sont tellement nécessaires, elles ont un rôle capital à jouer… Elles ramènent à la joie de l’incarnation, de l’incarnation comme voie de guérison, de libération et d’évolution. Elles ne tombent pas dans les pièges de la désincarnation qui serait forme ultime d’évolution humaine… Non, Elle sait que son Corps est son Âme, son Don.

La Fille de Joie est allée au fond du Noir, de ses Ombres, nue dans sa boue. Tout en bas. Encore plus bas. Elle a osé le Noir Absolu. Dans des abysses intimes si profondes que nulle lumière ne peut les pénétrer… Elle a osé se perdre dans l’antre de ses Démons, tout au fond… A la seule force de sa Foi… Elle a plongé dans ses blessures encore à vif. Absolument toutes ses blessures. Elle a osé la douleur ultime, le cri primordial, elle a frôlé la folie, hurlé de désespoir, elle s’est noyée dans ses larmes…

Et là, tout au fond, La Fille de Joie a senti cette Force Vitale Primordiale lui brûler le Ventre, et à la force délicieuse et irrésistiblement magnétique du germe de lumière qui ne s’était jamais, jamais éteint dans son Calice, elle a surgit des profondeurs, éblouissante, dans une éclat de Rire et d’Orgasme. Le premier Rire de l’Humanité, l’Orgasme Originel, voilà ce que porte en elle la Fille de Joie et qui la rend immortelle… Elle est éclat de vie, éclat de rire et soupir de plaisir… Elle est la Pulsion de Vie à l’état pur, dans un Corps Sublime… Rien ne lui résiste… Partout elle ressuscite… Partout où elle passe, elle imbibe l’air de sa Médecine Charnelle, la Médecine d’être en Vie et en Joie quoi qu’il arrive. Et, lorsqu’elle s’éloigne, flotte encore dans l’atmosphère un parfum enivrant de rose, de nard et de myrrhe…

Car la Fille de Joie est Alchimiste, et sa Matera Primera est la Joie d’Être en Vie, la Joie d’Être Femme. La Fille de Joie transforme tout en rire… Mais ne croyez pas qu’il y a là une quelconque superficialité… Oh non, vous n’y êtes pas, vous êtes même à cent mille lieux… Rien n’est plus solennel qu’une Fille de Joie… Je parle du Rire Sacré, de la Joie Sacré et de Plaisirs Sacrés… Ce pur Joyau de Vie, qui a la capacité de ressusciter, de transmuter, de libérer, de transcender… C’est sérieux, la Joie, c’est même la seule chose qui mérite d’être prise au sérieux… La Fille de Joie est l’absolu inverse de la fille superficielle…

Et la Fille de Joie le sait. C’est sa Mission, sa Danse, le Chant de son Âme… Elle sait que s’Incarner, s’est faire Chair avec le Divin… Alors, son Corps, elle l’honore… Son Intelligence Corporelle, primordialement érotique. Elle est la dépositaire du Hieros Gamos… Elle est Epousailles et Amours permanente. Elle fait l’Amour comme elle respire, et quand elle respire… Elle embaume l’Amour, elle inonde de Désir. Elle est Ardente et Douce, Acide et Suave… Simultanément… Faire l’Amour au monde, dans chaque geste, chaque souffle, chaque ondulation et chaque orgasme est son sacerdoce… Elle embrasse et enlace la Monde… Jusqu’au bout… Rien ne peut la faire dévier, la décourager, l’éloigner de ce chemin…

Car le Fille de Joie est une Prêtresse, LA Prêtresse Originelle… Et elle soigne par le Plaisir et le Désir. Son Corps est une Médecine, profonde, puissante, douce et sensuelle. Sa Peau est un Refuge aux effluves de miel et de santal. Son Ventre est une Temple Nuptial aux frémissements infinis. Son Sexe est une Source. Ses Seins sont un Nid moelleux et plein. Ses Doigts sont Orgasmes. Ses lèvres sont Pulpe de Vie. Sa Voix est une Caresse qui parcourt l’Âme d’exquis frissons. Son Toucher est une Guérison pour l’Âme.

Dans son Giron, elle accueille le Monde blessé et anesthésié, les corps usés et abusés, les rages réprimés et les orgasmes étouffés… et, dans une Rire Orgasmique, elle l’accouche en mille éclats de Jouissance. Et, alors, depuis son Sexe, son Cœur et sa Gorge ouverts, elle offre la Joie au Monde. La Fille de Joie est Celle qui donne la Vie, qui donne Chair, qui donne Corps… Malgré tout… Envers et contre tout.

Et, aujourd’hui, elle est indispensable au monde…

Elle est l’Eros et l’Agapé… Pure, brute, sauvage et éminemment noble pulsion de vie et d’extase… Elle est Hathorienne dans chacune de ses cellules… Car la Fille de Joie ne fait rien à moitié. Elle est Union à elle seule. Elle ne sait que se donner et s’aimer entièrement. Sinon rien.

La Fille de Joie, tu la prends Toute, ou elle passe son chemin… Elle n’a pas le temps pour la tiédeur ou les hésitations.

Alors, tu la prends, la Fille de Joie ? La Reine des Plaisirs ne se donne pas comme ça, elle est tout sauf « facile »… Elle choisit, elle initie… Elle te met au défi de pleinement plonger et jouir de la vie, sans borne ni condition. Elle te met face à ta Peur de Vivre, sans jamais dévier ses yeux des tiens… Elle te montre le terne de ta Vie, sans concession aucune… Alors, tu la prends, la Fille de Joie ? Elle t’apprend la Médecine de l’Extase, Elle t’apprend à être la Femme de ta Vie… Elle t’invite à l’Absolu de ta Vie, et rien de moins…

Alors, tu l’incarnes, la Fille de Joie ? Car, si tu es Femme, alors tu Es Fille de Joie par Essence et par Naissance… Et oser pleinement rayonner ta Fréquence Orgasmique est l’acte le plus puissant, guérisseur, alchimique et créateur que tu puisses incarner, offrir et déverser sur la Terre Mère.

Pour Toi.

Pour Elle.

Pour Elles.

Pour Lui. Pour Eux.

Pour Nous.

Pour le Monde.

Avec Amour,

Source: Elodie Mas Psangana

Crédits :      

Photo by Frédéric BP

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La Peau, l’Âme,

TOUT LE MONDE PEUT ME TOUCHER LA PEAU, MAIS ME CARESSER L’AME, C’EST RARE

Caresser l’âme, c’est séduire avec les mots pour allumer des émotions insoupçonnées. Le bon artisan de l’amour sincère sait qu’il n’y a pas de plus grande attraction entre deux esprits qui se trouvent et qui se découvrent au-delà de la peau et des sentiments, car caresser l’âme, c’est renaître en l’autre sans arrêter d’être soi-même.

Quand on y pense, les authentiques unions mentales avec quelqu’un sont très rares.

Il s’agit d’une relation qui, au-delà de l’étape de la séduction, n’est à peine basée sur le physique mais sur une harmonie des goûts, des plaisirs, des connaissances et des complicités, qui offrent des moments merveilleux et inoubliables.

Tant que vous n’aurez pas vidé votre âme de rancœurs, de peurs et d’incertitudes, vous ne permettrez à personne de la caresser, de la protéger, et d’en prendre soin comme elle le mérite.

Dans la magnifique langue indigène mexicaine, nommée nahuatl, caresser l’âme se traduit par le mot «apapachar» qui signifie «cajoler».

C’est sans aucun doute un art exceptionnel que nous devrions tous pratiquer avec nos êtres chers, car on y trouve le respect, la reconnaissance et cet amour qui transcende la peau et les sens…

Nous vous invitons à réfléchir à cela.

L’amour ne se trouve pas dans le cœur, l’amour habite dans notre esprit et dans notre âme

L’acte de «cajoler», de caresser l’âme de quelqu’un d’autre ne provient pas du cœur.

Même si l’image de l’amour est toujours liée traditionnellement à cet organe, ce sentiment est plutôt situé dans le cerveau, où survient cette danse chimique, chaotique et fascinante qui détermine nombre de nos sensations.

Nous savons que la passion et l’amour dans sa version la plus euphorique sont régies par une association subtile de neuro-transmetteurs comme la dopamine, la noradrénaline et la sérotonine.

Mais… Que se passe-t-il quand ce que nous ressentons est avant tout une «union mentale», une fascination qui va au-delà de la peau ou du physique ?

Le côté logique de l’amour

Tout n’est pas chaotique dans les relations affectives. Le cortex cérébral héberge les processus les «plus logiques», c’est-à-dire la perception, la conscience, le jugement, le raisonnement plus équilibré…

* Dans cette partie extérieure de notre cerveau, formée par des réseaux neuronaux très complexes, nous avons une sorte de gouvernail.

* C’est là que se mènent les processus d’évaluation qui, par exemple, nous disent si quelqu’un en vaut la peine ou non.

Ils nous permettent aussi de jouir de connexions mentales qui font s’emboîter toutes les informations qui arrivent dans notre monde.

Le système limbique et la magie des émotions

Si la partie la plus extérieure de notre cerveau se charge des tâches les plus logiques ou de la résolution des problèmes, dans sa zone la plus profonde, se cache une structure aussi magique que spéciale : le système limbique.

* Cette région cérébrale est stimulée lorsqu’on ressent du plaisir grâce à cette énergie, aux conversations agréables avec la personne aimée, aux connaissances que nous acquerrons, aux découvertes, à l’humour et à la tendresse que l’on nous offre par les mots.

* À chaque acte positif, le système limbique nous offre ces neurotransmetteurs chargés du plaisir et du bien-être, générant la magie de l’attraction.

L’intelligence séduit aussi

L’anthropologue et experte en relations affectives Helen Fisher nous indique que la science ne peut expliquer exactement ce qui fait que nous sommes attirés par certaines personnes et pas par d’autres.

Nous tombons amoureux des personnes qui sont proches de nous, mais parfois, des facteurs comme le mystère ou l’intelligence sont aussi des éléments au fort pouvoir d’attraction.

Selon un travail publié dans la revue Intelligence.com, l’attraction par l’intelligence a tendance à être très fréquente et surtout chez les femmes.

De fait, certaines personnes préfèrent un conjoint doté d’une grande intelligence plutôt qu’un physique attirant.

* L’intelligence est perçue comme quelque chose de durable. C’est-à-dire que cette union exceptionnelle où les émotions s’harmonisent avec la sagesse, avec le sens de l’humour, avec des dialogues réguliers et enrichissants, donne une plus grande satisfaction.

* Ceux qui disent se sentir plus attirés par «l’intérieur» que par «l’extérieur» cherchent surtout cette connexion mentale où le défi, la découverte et le plaisir d’écouter l’autre penser les satisfait et les fait se sentir unique.

Pour conclure, l’intelligence peut être un composant très séducteur, bien sûr, mais cela ne garantit pas une relation stable et heureuse.

Pour caresser l’âme de l’être aimé, tout esprit brillant doit être accompagné de la délicatesse de la sagesse émotionnelle.

Aimer quelqu’un avec noblesse, c’est aussi savoir dénuder son âme avec humilité pour se retrouver dans les recoins les plus obscurs de soi-même, pour mieux se connaître, pour “cajoler» et se découvrir avec l’autre et construire également, l’espace relationnel.

C’est une aventure merveilleuse qui vaut la peine d’être vécue.

Je veux des mots sincères qui me caressent l’âme, des yeux nobles où pouvoir me refléter et un cœur fort pour lequel lutter et qui souhaite aussi lutter pour moi.

 Henri

Source : nospensees.fr

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Lilith, Archétype Féminin

Lilith

Elle dit « Je ne me coucherai pas » et il dit « Je ne me coucherai pas en dessous de toi, mais seulement au-dessus. Car tu es fait uniquement pour être dans la position soumise, car je suis ton supérieur » Lilith répondit « Nous sommes égaux, car nous avons été créés de la même terre ». Mais ils ne s’écoutaient pas. Quand Lilith s’en rendit compte, elle prononça le Nom Ineffable et s’enfuit dans les airs. Adam se mit à prier devant son créateur « Souverain de l’univers, la femme que tu m’as donnée est partie ». Dieu envoya alors trois anges pour la ramener. Dieu dit à Adam que s’il elle acceptait de revenir tout serait bien, mais autrement elle devrait accepter de voir mourir 100 de ses enfants chaque jour. Les anges partirent à la poursuite de Lilith. Ils la retrouvèrent, mais elle ne voulut point revenir. Les anges dirent alors « Nous te précipiterons dans la mer », « Laissez-moi », dit-elle, « je n’ai été créée que pour causer les maladies aux enfants. Si l’enfant est mâle, j’ai la domination sur lui pendant les huit jours après sa naissance, et si c’est une fille, pendant 20 jours ». Quand les anges entendirent les mots de Lilith, ils insistèrent pour qu’elle revienne, mais elle leur proposa alors un marché : chaque fois qu’elle verrait le nom de ces anges sur des amulettes, elle n’aurait aucun pouvoir sur lui. Elle accepta aussi de voir mourir 100 de ses enfants chaque jour. Ainsi, chaque jour 100 démons périssent et pour la même raison, on inscrit les noms des anges sur des amulettes pour de jeunes enfants. Quand Lilith voit ces noms, elle repart en souvenir de sa promesse et laisse l’enfant en vie » (Otsar ha-Midrachim, I, p. 47).

Le démon Lilith responsable de la mort des nourrissons n’est autre, dans cette légende, que la première femme d’Adam, son égale créée comme lui de la terre et non pas prise d’une de ses côtes comme le sera sa seconde épouse. Les trois anges dont le nom et le portrait sont dessinés sur les amulettes placées auprès des nouveau-nés ont le pouvoir d’arrêter l’action maléfique de Lilith en lui rappelant son serment.

Le Zohar va reprendre l’essentiel de ce récit mis au compte des « livres des anciens » en donnant quelques précisions supplémentaires : « Au début le Saint béni soit-il a créé Adam et Ève, mais Ève n’était pas chair, mais boue et lie de la terre, c’était un esprit maléfique. C’est pourquoi le Saint béni soit-Il l’a prise à Adam et il Lui a donné une autre Ève à sa place, c’est ce que signifie le verset : « Il a pris une de ses côtes » (Gen. 2:21), à savoir une première Ève qu’il lui prit, « et il referma la chair à sa place » (ibid.), c’est la seconde Ève qui était de chair, car la première ne l’était pas » (cité dans Midrash Talpiot, fol. 199a, et voir le Zohar I, fol. 34b, p. 193 du tome 1 et Zohar Hadach, fol. 16c, p. 586, ibidem, trad. de B. Maruani). Pour le Zohar, cette Lilith n’était pas l’aide annoncée par le verset biblique, elle représente le côté purement terrestre d’Adam, la « lie de la terre », vestige des puissances chthoniennes qui ont contribué à la constitution de l’homme matériel et par conséquent rebelles à sa gouverne.

Le Zohar donne à Lilith la valeur numérique « 13 », symbole de destruction et renouvellement de cycle, mais aussi valeur identique aux mots « amour » et « unité » (12)

Il est intéressant de noter la transformation tardive de ce démon femelle, engendré par Adam, parmi d’autres esprits malfaisants selon les sources rabbiniques antérieures (Traité Eroubin 18b), en sa première compagne qui fut aussi son égale. Elle est au contraire dans les traditions plus anciennes un rejeton démoniaque de la semence d’Adam, conséquence fâcheuse de l’interruption de son rapport normal avec Ève après le péché. Nous assistons dans ce type de littérature médiévale à une diabolisation de la femme comme partenaire égale et créée avec l’homme, et c’est le vieux démon Lilith qui lui a prêté ses traits.

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La Genèse n’est pas claire quant à la création de la première femme, surtout si l’on compare Genèse I et Genèse II, & c’est cette divergence qui est l’origine du mythe supposant à Adam une première femme antérieure à Ève. On peut y discerner l’influence du culte de la déesse cananéenne Anat, culte féminin qui autorisait les femmes à avoir des rapports sexuels avant le mariage.

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Ce passage décrivant l’arbre Huluppu, où Lilith et un serpent se trouvent auprès d’un arbre situé dans le jardin sacré des dieux, peut être mis en parallèle avec le Jardin d’Éden, l’Arbre de la connaissance du bien et du mal et le serpent tentateur de la Bible.

Le nom de Lilith semble dériver du mot assyro-babylonien lilitu qui signifie « démon femelle » ou « esprit du vent » [5] . Dans des liturgies sumériennes, « Lilitu » apparaît comme la prostituée, la courtisane sacrée d’Inanna la grande déesse-mère qui deviendra plus tard l’Ishtar des Babyloniens [6] . Belle et parée, Lilitu est envoyée par Inanna pour séduire les hommes. Selon S. Langton, cette description est particulièrement précieuse, car elle est la « première évocation écrite de la lascivité féminine » [7] qui nous soit connue.

Quant à l’étymologie hébraïque populaire, elle fait dériver Lilith – en hébreu – du mot « layil », la nuit, et c’est pourquoi elle apparaît souvent sous les traits d’un monstre errant dans la nuit.

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On a fait de Lilith la tête des démons. Lilith l’ancienne, l’épouse de Samaël (et non pas Lilith la jeune). Lilith n’est pas démoniaque. Elle est l’incarnation de l’Éros perturbé, quand l’homme est séparé de sa partie féminine extériorisée, et qu’il voit devant lui. Avant elle faisait partie de lui, l’Adam androgyne. Donc à partir de là, la plainte de Lilith, dans la tradition, qui se défend parfaitement : qu’aviez-vous à me reprocher ? Je suis aussi divine qu’Adam. J’ai été créée en même temps. Je suis du Feu, et ce Feu m’a été donné à l’incarnation, à la naissance, au moment de la création humaine ». AD Grad

Lilith est venue des temps où la place de la femme était bien différente, où la femme était vénérée pour sa capacité à donner la vie. Mais aussi d’un temps où le pouvoir de l’homme n’avait pas encore opprimé la liberté de son égale, la femme.

Elle est souvent représentée sous la forme d’une dévoreuse d’hommes. On lui prête une sulfureuse réputation, tentatrice à la sexualité débridée, dévoreuse de nouveaux nés, castratrice :

« La démonologie juive est moins partagée quant à la nature profonde de la femme. Elle attribue à Lilith, la première Ève, une place centrale dans son panthéon de créatures maléfiques. À travers elle, c’est la femme en général qui se voit placée du côté des forces obscures. Car Lilith évoque la transgression, la tentation, la séduction, la corruption, la mort, l’instinct, le mauvais penchant, en bref, la nature opposée à la culture. Mais cette vision toute négative de la femme n’est pas propre à la seule démonologie. Elle est tout aussi présente dans la tradition talmudique qui en reprend certains éléments.

Ce mythe a probablement été utilisé comme exemple dissuasif à l’intention des femmes rétives ou rebelles, car Lilith est doublement punie : expulsée du récit de la Genèse, elle doit se contenter des marges sulfureuses de la tradition ; également chassée de la couche d’Adam, elle est condamnée à hanter les zones d’ombre, à répandre la terreur et la mort, à pleurer éternellement la perte de ses enfants illégitimes et à rester sans descendance » [9].

Lilith refusa de servir Adam, comme Dieu l’avait destinée à le faire. Les textes nous disent qu’Adam voulait que Lilith soit placée sous lui durant l’acte d’amour, mais un jour celle-ci refusa : « Pourquoi devrais-je être sous toi ? » demanda-t-elle, « J’ai été créée de la poussière, et suis par conséquent ton égale. » Adam essaya de la soumettre avec violence et Lilith, en rage, prononça le Nom magique de Dieu et s’échappa. Adam s’en plaignit à Dieu qui envoya trois Anges, Senoy, Sansenoy et Semangelof, à la recherche de Lilith. Vous pourrez lire ci-après l’histoire complète où l’on trouve mention de la mission de Lilith comme « dévoreuse d’enfants »… En refusant de se plier à ce qui est perçu comme « l’ordre naturel » du monde, Lilith introduit le désordre et la subversion dans la création.

Trigano dans son étude sur un guide matrimonial juif du XIIe siècle note à propos de cette « position » sexuelle demandée par Lilith : « À propos de la position dans le rapport sexuel (lui en bas et elle en haut) qui a toute une histoire dans la midrashique, puisque c’est la première Ève, Lilith, qui l’a revendiquée au nom des droits féminins, et qui pour cela a été chassée du paradis vers le repaire des démons, on trouve ce principe que « l’acte des deux comme un est une manière pervertie », une « manière grossière », bien qu’il ne s’agisse pas d’un péché » [10] .

Le refus de Lilith de revenir aurait ainsi causé sa destitution au profit d’une Ève plus soumise.

Comme résultat des relations légendaires entre Adam et Lilith, bien que cette fonction n’ait pas été exclusivement la leur, les Liliths furent ensuite identifiées comme des démons embrassant les hommes lors de leur sommeil afin de provoquer des émissions nocturnes qui sont alors les graines de leur progéniture hybride… [11]

Mais, au fond, qui est-elle ? Au delà de l’image misogyne habituelle, on découvre en fait une femme libre, indépendante, refusant l’ordre établi par les hommes & par Dieu, une révélatrice de nos pulsions les plus enfouies. Elle est celle qui ose renverser l’ordre des choses (et l’épisode de la dispute conjugale quant à la place à prendre durant l’amour est un fait bien plus significatif qu’il n’y paraît), refusant toute morale imposée en une liberté alimentée par son caractère de femme non mère, sans responsabilité familiale qui pourrait l’attacher.

Franche, elle n’hésite pas à encourir le courroux de Dieu dans son refus de la soumission, mais nous découvrons également qu’elle est fidèle à ses engagements par l’épisode des trois anges envoyés à sa recherche, quand elle s’engage à épargner les enfants qui seraient placés sous leur protection. Mais pour conserver son libre arbitre, elle accepte aussi le sacrifice quotidien de 100 de ses enfants.

Dans ce rôle de femme anti-maternelle, elle fait peur aux hommes qui la désirent toutefois secrètement. Lilith a été rejetée, niée, démonisée afin d’exorciser cette attraction-répulsion qu’éprouve l’homme à son encontre. On l’a jusque associée à la Lune Noire, l’anti-Lune afin de lui faire remplir le rôle de la femme à exiler, à détruire et l’on retrouverait cette négation de la féminité libre jusque dans les bûchers consumant les sorcières en Europe & aux Amériques aux XVIe et XVIIe siècles.

Lilith est le modèle de la femme intégrale, réintégrée à sa place d’égale de l’homme et c’est peut-être pourquoi, aujourd’hui, nombre de groupements féministes se sont emparés de son nom pour symboliser leur combat.

(…)

Source: Lilith au sein du mysticisme juif-Par Spartakus FreeMann

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Lettre de Matin

Mie,

Oui, je vous encourage et vous encouragerai toujours a échapper à tout enfermement, et surtout, surtout a vivre vos désirs d’aimer et de partages, à vivre vos désirs d’émois et d’expressions de vos élans naturels et intimes,

Je sais aussi que sur un plan intime justement, vous avez vécu avec cet homme des choses fortes qui vous ont permis de comprendre que des univers complexes étaient accessibles en participant activement à un échange à base d’imaginaire (le Lac)…

Il est important aussi que vous consommiez et consumiez cette Fantastique énergie dont vous êtes porteuse, de par vous-même déjà et celle que nous génèrerons ensuite qui n’a de sens qu’à être diffusée, exprimée, propagée…

Nous vivons dans un monde de possibles et les codes sociaux nous formatent tous à entrer et vivre dans des process sécurisés, sécurisants, ordinaires, standardisés, etc.

Tout le reste dérange, fait peur, exemple Camille Claudel, Antonin Artaud, etc. dont nous parlions hier…

Meuh! Moi j’aime trop comment vous aimez ces gens qui vous plaisent, je vous encouragerai toujours…

Henri – Etoile

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